L’histoire du street art et du graffiti

Le graffiti est une forme d’art à part entière, elle peut avoir des connotations positives mais aussi péjoratives. Le street art est connu au travers du graffiti aujourd’hui grâce à sa forte évolution due à sa présence de plus en plus puissante. Il désigne des dessins et des inscriptions imprévus peints à main levée sur un support quelconque, appartenant principalement à la voie publique Le graff n’est pas seulement une forme d’art mais surtout une technique d’expression qui crée de vraies galeries en plein air. Les lieux d’expositions sont à la base stratégique pour qu’ils soient vus de tous : dans la rue, sur les murs, les façades de bâtiments, les monuments ou encore dans les galeries d’art. Cette vision n’est pas perçue de la même manière par tous et est souvent incomprise. Cette culture n’est pas tout à fait ancrée dans les mœurs de tout le monde, souvent parce qu’ils n’en connaissent pas l’origine. Elle est fréquemment associée à des actes vandales et à une image de « bandits ». À travers cet article, vous découvrirez les raisons de sa présence, l’origine du street art qui tente encore aujourd’hui de prouver et justifier sa place dans le monde de l’art.

Philadelphie là où le graffiti est né !

On pourrait penser que le graffiti est né à New York par sa forte notoriété et le pouvoir de la presse issu de la ville. Cependant comme vous l’aurez lu dans le titre, le graffiti est réellement né dans la ville de Philadelphie. Ville ou capital des amish situé entre la célèbre New York et Washington, a vu naître le berceau du street art. Le père créateur de cet art est en fait l’artiste surnommé Cornbread qui est à l’origine de ce mouvement Hip-Hop à la fin des années 60. Il finit par envahir les rues de son quartier et celles de toute la ville de Philadelphie. Cela prend un véritable tournant et la presse locale s’en mêle en déclarant par erreur sa mort par erreur il a donc prouvé le contraire en faisant parler de lui à travers des actes inédits à l’époque. Cornbread a tagué un éléphant du zoo de la ville mais aussi le jet privé du groupe mythique qu’étaient les Jackson 5. Ce pionnier devient une légende et provoque l’engouement et finit par être suivi d’autres artistes comme Cool Earl.

La ville de Philadelphie est fière aujourd’hui d’être le fameux berceau du graffiti mais cela n’a pas toujours été le cas. Dans les années 80 la maire de l’époque avait lancé une campagne pour sensibiliser et regrouper les jeunes vandales pour œuvrer dans le nettoyage de la ville. Le maire fait appel à une personne de confiance à travers lequel les jeunes artistes pouvaient se retrouver mais aussi les politiciens grâce à son statut. Jane Golden appeler pour ce projet était artiste muraliste mais aussi diplômé de l’université de Stanford. Ensemble il crée le Mural Arts Philadelphia (MAP) où la loi qui y régnait était : « L’art provoque le changement ». Ce mouvement a permis de souder certaines communautés comme les Afro-américains qui avaient mauvaise réputations pour les émeutes qu’ils provoquaient dans les rues. Ils ont tous œuvré dans ce projet dans la création de fresques. Aujourd’hui ce programme MAP compte plus de 3000 graffiti à leurs créations.

Ce phénomène a par la suite explosé à New York.

Et le graffiti à New York

New York, le berceau, a vu naître le graff et les tags. Au départ créé en lien avec le jazz par les Afro-américains, de jeunes artistes s’en sont imprégnés aux alentours des années 1960.

Cependant, le graffiti est réellement apparu dans les années 1970 dans les rues de New York, où il a pris une grande ampleur. Le graffiti est aujourd’hui présent dans le monde entier. 

Le jazz est un style de musique caractérisé par une élocution particulière du rythme et du phrasé qu’est le swing. C’est grâce à ce style que des œuvres se sont créées dans les rues par les jeunes. Par la suite, le rap le remplace. Ce style de musique aussi a été créé dans les rues avec des sons plus en accord avec les démarches des graffeurs. Le mouvement du Hip-Hop rassemble leurs différentes pratiques : le graffiti, le rap et la breakdance également.

Leur idée principale était de se faire remarquer. C’est dans les bas-fonds de la ville que le graffiti est né. Le graff s’impose sur les murs de New York, ce qui démontre leur désir d’être vu par tous.

Cet art va par la suite voyager en Europe, notamment en France, à Londres et en Allemagne. On lui  remarque une forte évolution grâce aux évènements de la société. Les faits de société à cette époque concernent surtout les tensions politiques notamment lors des révolutions à Berlin, pendant la guerre d’Algérie, en mai 1968, sur le Mur de Berlin.

 

Les writers à NY

Les graffeurs américains commencent à écrire leurs pseudonymes sur tous les murs new-yorkais. Ce sont eux, les premiers à être nommés les « writers ». 

Les métros et les rues de la ville deviennent un terrain de jeu prospères à l’apparition des tags et des graffitis. Ils communiquent grâce aux lettres de leur nom puisque ce sont des tags faciles à (re)produire.

Les writers cherchent à faire leur pub avec leurs tags que l’on voit tous les jours. De cette manière, ils souhaitent s’apparenter aux publicités télévisées. Leur art a été considéré comme des actes sauvages et vandales. Ce genre de publicité n’avait pas pour but de vendre un produit, mais de vendre leur image. Ils nous laissent penser qu’ils volaient des espaces publicitaires, ce qui n’a pas toujours été accepté, c’est devenu un vrai fait de société. Metropolitan Transportation Authority (MTA), une entreprise créée par le maire de New York de l’époque, est chargée de la gestion des espaces et de la municipalité : une lutte contre les graffitis sur les trains et métros débute.

Des artistes reconnus mondialement dans le milieu du graffiti sont encore aujourd’hui très présents tels que le graffiti-artiste New-Yorkais Futura ou encore Greg qui aimait dessiner dans les galeries du métro. 

L’artiste sous le pseudonyme de Taki 183 a, lui aussi, fortement prôné la technique des writers,dont il fut le premier à la développer.

Les writers sont en fait une technique esthétique approchant de celle de la calligraphie avec l’utilisation de la bombe aérosol. Elle prend une place particulièrement importante dans l’histoire du street art.  L’explosion de sa diffusion structure le mouvement en créant des compétitions entre crews (groupes). C’est ainsi que différents styles de graffiti se créent par la suite.

Les writers tentent de continuer à perpétuer la tradition dans toutes les villes du monde.

Taki 183, la légende des writers

Les writers envahissent les rues de New York. On y trouve de célèbres artistes comme Tracy 168, Stay High 149 ou encore Julio 204, tous amis du précurseur Taki 183. Ils gagnent l’attention de la population et de la presse en écrivant leurs pseudonymes dans toutes les rues de la ville. La plupart de ces artistes viennent de la rue et des quartiers malfamés où le but est de captiver l’attention des habitants. C’est comme ça qu’ont débuté les artistes comme Taki 183 ou Stay High 149 qui sont devenus des légendes dans le monde du street art.

Taki 183, sous son vrai prénom Dimitrius, est un artiste de rue américain né en Grèce. Son tag « Taki 183 » était une abréviation de Demetraki, nom alternatif de son prénom. Pour ce qui est du nombre 183, il vient de son adresse sur la 183e rue dans le quartier new-yorkais de Washington Heights.

Taki 183 rencontre son ami Greg qui, sur son modèle, commence à écrire son nom et son numéro de rue, ce qui donne : « Julio 204 ». De cette manière ils sont allés taguer dans tout le quartier. Contrairement à Jolio 204, Taki ne s’est pas limité à taguer dans son quartier et décide de s’étendre dans la ville. Il tague sur tous les supports qu’il croise : métros, affiches, murs etc. La presse s’en mêle et l’interviewe, ce qui fait que Taki 183 finit par être publié dans un article du magazine « New York Times ». Depuis cette apparition dans le célèbre journal, des milliers de jeunes s’identifient à l’artiste et s’en inspirent dans l’espoir de devenir célèbre à leur tour. 

Des groupes commencent à se former pour gagner en visibilité auprès de la population. The Nation’s Top, The Crazy Inside Artist ou encore les Soul Artists sont les plus connus. Ces crews sont très hiérarchisés et le fait de pouvoir appartenir à l’un d’entre eux est un signe de reconnaissance pour n’importe quel graffeur. Les rues se font envahir par les crews qui les recouvrent de tags, du fait d’une concurrence très forte. Par la suite, le mouvement artistique du « Street Art» est né et avec sont apparus des artistes d’exceptions comme Banksy. Cet artiste en est le plus honorable ambassadeur. Les crews prennent en puissance, et ensemble brisent les règles pour libérer des messages à travers leurs œuvres.

La venue du graffiti en France

Le street art et le graffiti s’instaurent en France au milieu des années 1980. Avec la production des bombes aérosols en masse, la signature devient un réel état de conscience pour les artistes de rue. Les jeunes défavorisés décident de prendre leur vie en main au sein d’une société qui ne les aide pas. Ils surmontent des difficultés sociales dues à leur classe sociale ou encore à leur situation de vie. Au travers de leur travail, le monde entier s’identifie à eux.

Deux pionniers s’imposent dans les arts urbains français : Blek le rat et Jérôme Mesnager. Néanmoins, le premier graffeur connu est Bando. Il a eu une puissante influence dans le monde du street art à Paris. Il reprend l’art des métros new-yorkais en France en 1987. 

Au début, tous les artistes de rue se connaissent car ils ne sont pas nombreux. Peu d’informations circulent à cette période à part à la télé. Les artistes en profitent donc pour capturer des images de société pour les reproduire en graffiti. Ainsi ils retranscrivent eux-mêmes les informations pour les faire circuler.

 

Entre 1983 et 1984, le mouvement writers se développe de plus en plus notamment sur les quais et dans les rues de Paris. Durant cette époque où le style punk et skin est très présent, le Hip-Hop se fait progressivement une place.

Des groupes se créent comme Bomb Squad 2 formé par Bando, Ash, Spirit et Psychose, tous artistes français. Nous retrouvons aussi le groupe BBC (Bad Boy Crew), un des plus grands groupes de graffeurs en Europe créé par Ash avec Jay et Skki.

Leur style devient plus précis et ils développent leur technique en taguant dans tout Paris.

Le mouvement Hip-Hop à l’origine du Graffiti

La culture hip-hop est un mouvement culturel qui a permis à la jeune population noire américaine de se distinguer. Elle se définit par quatre ingrédients : le human beatbox, le rap, le break dance et le graffiti artistique.

Le graffiti, lui, se propage dans toute la ville de New York. Il investit les rues et se répand davantage dans le métro. L’art des métros est devenu très populaire dans la ville. Tous les wagons ont été recouverts de tags et autres peintures par les artistes. 

 

En France, Bando crée un nouveau style avec des lettres pointues et espacées. Il a ainsi sa marque de fabrique impressionnant les autres artistes. Bando a la capacité de s’exprimer avec des graffitis précis, simples, nets et lisibles au premier regard.

 

On comprend que la culture du graffiti ne se compose pas seulement de l’alphabet, mais qu’elle met aussi à l’honneur les différents styles de calligraphie. Le tag est par définition une écriture produite par de simples traits. Tandis que le graff est un traçage de lettres contournées dans le but de leur donner du volume et de l’épaisseur, ce sont des lettres dessinées.

Les tags sont des signatures brutes et les graffs des fresques artistiques qui font surface sur les murs de la ville, maintenant les graffs sont porteurs de messages.

 

Le jeu du writing a pour but de partir du lettrage classique et les personnaliser en faisant évoluer leur structure. Deux styles en ressortent. Le premier est le blokletter qui consiste à rester le plus lisible possible et de se concentrer sur le tracé de la lettre. Le second est le « wildstyle » qui a pour but de dynamiser la forme des lettres, parfois en allant jusqu’à compliquer sa lisibilité.

Le RAP, le Hip Hop et le Graff : un même combat

Issus tous les deux de la même culture, celle du hip-Hop, le RAP et le street art sont souvent assimilés. C’est grâce à ce mouvement qu’aujourd’hui, des artistes célèbres sont nés. On retrouve NTM, Assassin ou encore TSR crew qui font encore parler d’eux à l’heure actuelle.

 

L’intégration du hip-Hop se renforce en 1984, ce qui crée des endroits de confrontation, des lieux de repère dans ce mouvement.

Les gens se rassemblent pour écouter du rap mais aussi pour voir les graffs. Le terrain vague de Stalingrad, où la place du Hip-Hop était très forte, est un haut lieu de ces rassemblements.

Les célèbres crews DRC et TCG se sont unis pour donner naissance au fameux NTM. Ils étaient principalement dans l’art du tag mais certains se sont lancés dans le rap. Ce changement de style a donné l’apparition de leur troisième album légendaire « Paris sous les bombes » en 1995. Devenu un véritable modèle du rap français, ils marquent toute une génération. Cette tendance a impacté les murs de Paris où des tags difficilement lisibles se sont affirmés.

Un peu plus tard, Hugo le writer adepte du graffiti vandale et membre du TSR crew, s’est aussi lancé dans le domaine du rap. Le style de rap d’Hugo est défini par une élocution rapide et très maîtrisée en se basant sur les rimes. Il raconte la chasse permanente du personnel de sécurité du métro, ou autres défendeurs de la cause « antigraffiti », envers les writers. Hugo explique avoir pratiqué cet art risqué de manière sérieuse et méticuleuse, puisant sa motivation uniquement dans le plaisir.

Rencontre entre la France et la scène Londonienne du graffiti

À la même période, la scène londonienne se développe aussi. On remarque le crew TCA (The Chrome Angel) mis en avant par l’artiste Mode 2.

Bando entend parler des TCA et part les rencontrer où il en profite pour leur montrer ses techniques. Son style différent de celui que l’on pouvait rencontrer à New York les séduit. Le groupe prend alors un tournant important en s’en inspirant. 

Mode2 est venu peindre à Paris avec Bando en se spécialisant dans les personnages et Bando dans les lettres.

L’artiste anglais est l’un des seuls artistes considérés comme l’un des meilleurs graffeurs au monde. D’après Bando, Mode2 réalise des personnages au style inimitable.

Ils ont tous les deux intégré le crew de l’un et de l’autre. Par la suite, ils ont même formé un duo, aujourd’hui iconique. Leur terrain d’exposition favori était Stalingrad, lieu phare dans la culture Hip-Hop française. Ils ont peint aux côtés d’autres crews mythiques comme les BBC (Bad Boys Crew), groupe lui aussi précurseur du mouvement graffiti en Europe.

Les Londoniens étaient en quête d’inspirations et de défis à Paris. C’est pourquoi ils ont enchaîné avec des graffitis sur les quais.

L’information s’est communiquée et d’autres graffeurs d’Europe sont venus à leur tour dans la capitale pour répandre leur art.

Développement des espaces de graff

Au départ, les lieux de peintures étaient surtout des lieux publics. Les graffitis étaient considérés comme des actes de vandalisme qui détérioraient les lieux, les bâtiments, les camions ou les voies du métro. Pour les graffeurs, le but était de choisir des supports visibles par le public pour se faire connaître dans la ville. C’est pour cela que la technique du « Be cross » est apparue avec l’objectif de « bombarder » le plus possible les murs et non de faire un tag esthétique. TGC était le leader de ces tags vandales. Cette technique apporte un esprit de compétition entre les différents groupes de graffeurs : TGC était le leader de ces tags vandales mais s’est très vite associé à DCR pour vaincre NTM.

Inspirés par le mouvement new-yorkais, les writers peignent les wagons du métro parisien en pleine nuit. Certains graffeurs arrivent même à pénétrer dans les wagons pour avoir un autre espace de tag.

Pour se distinguer au milieu des milliers de tags de Paris, une nouvelle technique est apparue : les tags bicolors. En optant pour une couleur claire pour l’intérieur des lettres et une foncée pour les contours, les graffeurs rendaient leurs tags visibles même de très loin. Le style était simple puisqu’il était uniquement constitué de calligraphie. Par exemple, l’artiste Bando utilisait les couleurs noir et argent à cette période-là. C’était une approche difficile car il fallait user uniquement de sa technique et de son style.

 

Avec le développement du writing et la médiatisation du mouvement, la mise en place de certaines règles apparaît. La loi sanctionne alors la production de graffiti par de lourdes amendes et parfois même par des peines de prison.

Certains artistes se sont alors regroupés dans des lieux moins risqués où ils pouvaient développer leur technique en prenant leur temps sans craindre d’être repérés par les autorités. Les lieux abandonnés, comme les terrains vagues, sont devenus des lieux propices au développement du street art, dont Stalingrad faisait partie. 

L’entrée du Graffiti en galerie

L’explosion du rap est par extension du Hip-hop, s’est faite grâce aux graffitis qui ont créé des évènements ce qui regroupait les gens. Les lieux et événements autour du street art se multiplient et se diversifient. Dans les années 80, John One développe la forme abstraite du graff : le « freestyle ». Le lettrage disparaît et laisse place à une combinaison de couleurs et de formes.  En même temps d’autres styles plus dynamiques, avec de la vitesse se développent.

 

Ces nouveaux styles apportant plus d’esthétisme ont attiré un tout autre public. Dans les années 90, certains artistes font leur entrée dans les galeries d’art, comme Skki ou encore Lokiss. Cette nouveauté a eu un impact très fort dans le monde du graffiti.

Les artistes ne peignaient plus sur des murs mais à présent sur des toiles. 

Grâce à son entrée dans les galeries, le graffiti tente de s’imposer en tant qu’art. Cela a pour effet de le rendre très populaire dans la rue.

Cette nouvelle ère est beaucoup critiquée par les artistes de rue qui attestent que : « ce qu’est un graffeur dans la rue ne vaut rien en galerie ». 

Les artistes qui exposent sur des toiles ont une mauvaise image dans la rue et ne sont pas respectés. Ils estiment que les vrais graffeurs proviennent de la rue et s’exposent uniquement dans leur milieu. Pour eux, ce qui donne à un tag ou à un graff sa valeur, c’est justement sa provenance de la rue.

 

Aujourd’hui de plus en plus de street artistes s’exposent et réussissent à se faire une place dans des galeries, néanmoins ils ne restent pas moins de graffeurs qui pensent que la vraie valeur et nature d’un graff viennent de la rue.

La nouvelle génération de graffeur

À la fin des années 1980, les “anciens graffeurs” s’effacent et laissent place à une nouvelle génération aux techniques nouvelles. Parmi ces styles novateurs, nous retrouvons le feutre marqueur posca de 15 mm puis de 20 mm.

 

L’arrivée de ces nouveaux moyens et par la même occasion de ces nouveaux artistes permet la mise en place de nouvelles règles : une ligne de métro appartient maintenant à un crew défini. Le graffiti devient petit à petit un phénomène de société. Chaque crew se réunit la nuit pour taguer les wagons, chacun avec un style différent, en essayant de se différencier des uns des autres tout voulant attirer l’attention des passants. Plus aucun wagon n’était laissé vierge, ils étaient tous recouverts de tags. La loi finit par se durcir et une brigade SNCF va se spécialiser dans cette lutte contre le graffiti sur les transports.

Vient alors la création de nouveaux pseudonymes pour se cacher tout en continuant de peindre.

 

Deux groupes se distinguent et se différencient. Tout d’abord les PCP qui créent des personnes de style bande dessinée. Leur but est de faire de la nouveauté en peignant des images.

Ensuite le groupe MAC qui confectionne d’immenses fresques pour éveiller l’intérêt de la population.

 

Certains writers développent un graffiti légal sur des murs autorisés. Ils répondent aussi à des commandes de fresques pour des entreprises ou des mairies. C’est d’ailleurs à ce moment-là que Mode2 s’y initie. 

Même s’ils tentent de rendre le graffiti accessible au public, il est controversé. 

Les autres graffeurs leur reprochent de vouloir plaire et de changer le concept initial du graffiti : celui de peindre illégalement dans le seul but de s’exprimer.

Néanmoins, les writers continuent de se réunir sur des terrains vagues pour faire évoluer leur technique et améliorer leur maîtrise.

Les rues de Paris

Certains supports restent et d’autres font leur apparition, la grande mode du rideau de fer fait son entrée et lance la technique du “throw up”. Cette technique se situe entre le tag et le graff. Le throw up consiste à dessiner des lettres réalisées dans un style « bubble » pour leur donner du volume comme le graff et exécuté d’un trait continu sans interrompre le tracé comme le tag. Le but est d’en faire un maximum en une nuit, certains allants jusqu’à en faire 100 ou 200 par nuit. Plus le nom de l’artiste était apparent, plus il était regardé et marquait les esprits. De cette manière, cet artiste était le plus reconnu dans la sphère du street art.

C’est une technique qui requiert une forte maîtrise des lettres et est adoptée principalement par la nouvelle génération d’artistes. Les throw up envahissent les rideaux de fer des commerces dans les rues.

 

Même s’il y a un grand nettoyage de tag, les throw up sur les rideaux de fer sont ceux qui figurent le plus longtemps dans les rues. En 1998, tous les toits, camions et stores étaient “throwpés”. Ces endroits étaient les plus difficiles à atteindre par les nettoyeurs mais restaient surtout visibles par tous. Parmi les grands adeptes de ce style de graffiti, on distingue TPK et l’excellent Oclock, un fondateur du throw up.

 

Au début des années 90, les graffeurs ne peuvent plus taguer les métros à cause des autorités, ils commencent donc à peindre sur les RER. Ils envahissent alors les wagons des trains de banlieue en réalisant des peintures considérables. Ils réalisent de grandes scènes colorées avec des personnages. L’avantage du train est que le support est en mouvement. Il passe devant la population, de cette façon les œuvres prennent vie à chaque voyage.

Eurograff en forte évolution

Les writers se développent à travers les frontières notamment grâce à la circulation de l’information. Avec l’accroissement des sites web et des magazines, les artistes peuvent communiquer entre eux de façon indirecte, même à l’autre bout de la terre. C’est pour les streets artistes le moyen de communiquer et de partager leur art entre graffeurs. 

Les nouvelles générations se font connaître en voyageant dans le monde pour répandre leur nom.

 

Ce n’était pas les premiers à voyager, mais c’était les premiers à vouloir faire évoluer leur notoriété à l’échelle européenne.

“Le graffiti s’est répandu comme un feu de forêt à travers le monde” disait l’artiste américain SEEN. À New York, le street art a pris un autre tournant. Selon lui, c’était donc au tour des artistes du monde entier de perpétuer cet art. De cette manière, chaque pays a développé son propre style. On peut alors connaître l’origine d’un writer à son style artistique. 

L’Europe fait partie de la vraie tradition du street art.

Conclusion : Le graffiti, une langue urbaine

L’histoire du street art a connu en peu de temps de nombreux retournements et passe notamment par celle du graffiti. La caractéristique de cet art est avant tout d’exposer des mots. C’est une pratique qui s’approprie la calligraphie et le lettrage, ce qui laisse une personnalisation infinie. Les artistes sont en perpétuelle expérimentation de leur technique, de la maîtrise de leurs tracés où chaque courbe constitue un élément de précision. Le graffiti découle d’une lecture ou un décodage qui serait illisible pour certains.

 

Le mouvement hip-hop est en fait un regroupement de plusieurs éléments qui se rassemblent et s’allient autour de la même cause. Lorsqu’un rappeur chante ou qu’un graffeur peint, ils inventent leur propre langage. Cette langue peut parfois être mal orthographiée par rapport à la langue courante et ordinaire, la rendant singulière et unique. Néanmoins, c’est une langue qu’ils ont réussi à s’approprier et qui leur ressemble.

 

Désormais le graffiti est un travail que l’on assimile à la peinture. C’est maintenant une technique d’art reconnue suscitant des commandes. Le graff est une fresque, une scène travaillée souvent sur des supports de taille importante. Des nouvelles techniques sont utilisées mais ceux de base sont restés, comme les bombes aérosols qui ont su évoluer en phase avec la pratique du graff. Les bombes ont été modifiées afin d’être plus précises dans les tracés, facilitant le travail des artistes. 

 

Les fondateurs du graffiti se prénommaient les writers, les “écrivains” en traduction française. Cependant, le terme qui lui est de plus en plus désigné est celui de “peintre”, ce qui prouve l’évolution de leur pratique reconnue comme un art.

Une distinction est faite entre le statut de « l’arracheur de rue », qui pratique le tag et celui du graffeur qui est égal à celui d’artiste. Le graffiti représente une trace urbaine mêlant à la fois le côté illégal et la forme d’expression artistique. C’est une culture propre dégagée du mouvement Hip-Hop américain. De plus en plus populaire, elle est sans cesse en train de se réinventer grâce aux nouveaux artistes et aux nouvelles techniques. Cette forme d’expression est aujourd’hui présente dans le monde entier et est de plus en plus légalisée.

Le graffiti, une forme d’expression urbaine picturale unique et surprenante.

Les graffeurs peinent à se faire connaître pour leur pratique artistique. Ils s’exposent donc dans les rues pour montrer leur art en tentant de faire accepter le graffiti à tous pour pouvoir peindre en toute légalité et de façon à être reconnu par le monde. 

Pour approfondir vos connaissances sur le graffiti, rendez-vous sur notre page dédiée aux styles et techniques de graffiti.

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Comment trouvons-nous les artistes ?

Nous choisissons nos artistes en fonction de plusieurs critères à travers notre réseau. Ils travaillent tous dans leurs régions respectives et réalisent des fresques à la demande de professionnels et de particuliers comme MurAll. Ainsi, ils ont l’envie et le professionnalisme nécessaires pour vos demandes. Aussi, nous vous proposons des artistes de tous styles pour répondre à toutes vos envies.

Comment calculer le prix au m2 ?

Le prix est déterminé par rapport à différents critères tels que la technique, la renommée de l’artiste, le support, la complexité de l’œuvre au préalable avec chaque artiste suivant une grille tarifaire.

Combien de temps entre la demande de devis et la réalisation de la fresque ?

Il y a d’abord la prise de contact, après quoi nous vous rappelons dans les 48h, jours ouvrés. Nous élaborons ensuite le dossier avec les trois devis et books des artistes pour lesquels il faut compter environ une semaine. Après validation du devis, nous vous mettons en relation avec l’artiste et c’est à vous de définir avec lui la date de réalisation. L’artiste prendra le temps de vous faire une ébauche. En général, compter un délai de 30 à 45 jours de la prise de contact à la réalisation. La réalisation n’est pas la partie la plus longue, comptez 1 jour pour la réalisation d’une fresque de 6 m2.

Doit-on entretenir notre fresque extérieure ?

Pour protéger votre fresque des rayons du soleil, il est conseillé de vernir la surface de la même façon que l’on ferait pour une toile. Vous pouvez faire la demande auprès de l’artiste.

Faut-il obtenir une autorisation de la mairie pour réaliser une fresque sur les façades extérieures de ma maison ?

Si vous souhaitez réaliser une fresque murale sur la façade de votre maison, il vous faudra réaliser au préalable une déclaration de travaux (qui ne crée pas de surface de plancher et qui ne crée pas plus de 20 mètres carrés de surface hors œuvre brute sur un terrain déjà bâti) auprès de votre mairie. En effet, le code de l’urbanisme prévoit qu’un permis de construire est exigé lorsque les travaux en question ont pour effet de modifier l’aspect extérieur du bâtiment. 

La fresque devient-elle la propriété intellectuelle de l’artiste ?

Dans le cadre de la commande ou de l’achat d’une œuvre, le propriétaire n’acquiert que le «support matériel». Les droits de propriété incorporelle que sont les droits patrimoniaux et le droit moral appartiennent à l’auteur de l’œuvre (cf. articles L121-1 à L122-12 du Code de la propriété intellectuelle).

Où le service est-il disponible ?

La réalisation d’une fresque MurAll se fait dans toute la France, Belgique et Suisse Romande. 

Quels types de fresques murales pouvez-vous réaliser ?

Nous travaillons avec différents artistes aux techniques et styles différents pour répondre à toutes vos demandes. 

Quels types de supports sont éligibles ?

Tout support peut accueillir une fresque murale : murs extérieurs et intérieurs, vitres en plexiglasse et en verre, etc. Précisez dans votre demande de devis la nature de votre support et nous vous indiquerons s’il est nécessaire de préparer la surface.

Puis-je donner des instructions précises à l’artiste ?

Tout à fait, l’artiste fera une ébauche en dessin pour se représenter votre projet. Ainsi, avant le début de la réalisation de votre fresque, n’hésitez pas à nous détailler votre projet ou de nous envoyer un exemple en image. Si vous ne connaissez pas encore les détails techniques de votre projet, notre équipe est là pour vous accompagner et vous conseiller.

Puis-je assister à la réalisation de la fresque ?

Bien sûr, vous pourrez ainsi constater l’avancement de votre fresque et échanger avec l’artiste. Pensez à mettre l’artiste à l’aise !

Que doit-on préparer à la vue de la réalisation de notre fresque ?

Avant l’arrivée de l’artiste, il vous sera demandé de dégager l’espace à peindre de tout meubles et objets pouvant gêner la réalisation. Les protections du sol et du mobilier à proximité seront posées dès l’arrivée de l’artiste.

Quelle peinture utilisez-vous pour la réalisation de la fresque murale ?

Le type de peinture est prédéfini lors du choix de l’artiste. La technique et la marque de la peinture sont imposées par l’artiste. Ces éléments seront indiqués sur le devis.

Il peut y avoir la nécessité d’un aplat de peinture à l’acrylique au préalable, mais il est possible de réaliser l’intégralité du dessin à la bombe aérosol avec (ou non) des finitions à l’acrylique. Ces finitions permettront, si tout de fois elles sont réalisées, une finition précise et propre.

Comment le paiement est-il géré ?

MurAll s’occupe de toutes les démarches administratives. Ainsi, un acompte de 30% après validation du devis vous sera demandé avant la réalisation de votre projet.  Le jour de la réalisation vous devrez régler les 70% restants directement à l’artiste selon ses conditions. Cependant, l’artiste se réserve le droit de demander un acompte en amont pour l’achat de matériel.  Notre équipe s’occupe de la mise en relation, la préparation du dossier et le suivi du projet, mais avant tout votre satisfaction. MurAll n’impute pas le prix de l’artiste sur le marché au contraire il optimise le devis de façon à ce qu’il soit compétitif. Et enfin, après réalisation, MurAll prendra contact avec vous afin de connaître votre satisfaction, c’est à ce moment-là que MurAll payera le montant de l’acompte à l’artiste en guise de garantie de parfait achèvement. 

Y a t’il des avantages fiscaux liés à la réalisation d’une fresque murale ?

La réalisation d’une fresque murale revient légalement aux mêmes conditions fiscales que l’achat d’art.

L’entreprise faisant réaliser une fresque murale peut défiscaliser l’intégralité des œuvres dans la limite de 5 pour mille de son chiffre d’affaires, et ce pendant 5 ans. En plus d’être déductibles, les œuvres immobilisées au bilan de la société, ne sont pas soumises à la taxe professionnelle (art.238 AB du CGI ).

Les particuliers peuvent bénéficier d’une exonération ISF (impôt sur la fortune).

Peut-on choisir la technique utilisée ?

Totalement ! La technique comme le style sont des paramètres pris en compte lors du choix de l’artiste.

Comment faire si le résultat ne me plaît pas ?

Après la fin de la réalisation, MurAll a une réserve de 20% du devis qu’il reversera à l’artiste en guise de parfait achèvement. C’est-à-dire que si le client à un argument recevable de mécontentement, l’artiste devra revenir pour toucher les 20% restants comme dans un projet de construction en BTP. Si différent il y a entre le client et l’artiste, MurAll joue le rôle de médiateur.

Échangeons-nous directement avec l’artiste pour lui décrire notre projet ?

Il est important de bien décrire votre projet lors de la prise de contact avec MurAll. Ce premier contact nous permettra de déterminer les éléments à préciser. Nous vous rappellerons pour un entretien téléphonique dans lequel nous compléterons ensemble les termes de votre projet.

Une fois le devis validé, vous avez encore la possibilité de préciser votre projet, cette fois directement avec l’artiste pour votre plus grande satisfaction.

Les couleurs de la fresque se conservent-elles dans le temps ou un aspect délavé apparaît ?

La fresque peut être détériorée principalement par son exposition au soleil. Des vernis à appliquer sur votre fresque limitent la dégénérescence de votre fresque et de ses couleurs. Si vous conservez votre fresque dans des conditions optimales, il n’y a aucune raison de voir l’aspect général de votre fresque changer.

Comment se passe la phase de réalisation ?

Une fois le projet validé, une date est fixée entre l’artiste et vous. La réalisation pourra commencer à l’endroit souhaité et en prenant compte de son intégration du projet dans son environnement.

Ma voiture peut-elle être graffée ?

Si cette réalisation est prévue dans le projet initial, cette demande spécifique fera l’objet d’une recherche pour répondre à votre demande, et ce dans les conditions techniques que vous nous aurez fourni (technique, style, moyen).

Une maquette est-elle proposée pour avoir un aperçu du rendu ?

Une maquette peut vous être rendue à votre demande. Elle représente un coût additionnel d’une conception 3D.  

L’artiste se laisse-t-il des libertés de réalisation ?

Le style et la technique appartiennent à l’artiste. C’est pourquoi il est important pour MurAll de bien choisir l’artiste selon vos critères.

Quelle est la durée de vie d’une fresque murale ?

La durée de vie d’une prestation extérieure dépend de plusieurs facteurs tels que la nature du support, l’exposition au soleil et à la pluie, et le professionnalisme de l’artiste. En intérieur, une fresque murale a une longévité dépendant de l’exposition au soleil, la température ou encore l’humidité. En général, comptez plusieurs dizaines d’années pour qu’une fresque ne se détériore pas dans les conditions optimales.

Devons-nous acheter le matériel nécessaire (peinture par exemple) ?

Pour le matériel, tout est pris en charge. L’achat des fournitures est pris en charge et compris dans le prix de la prestation. 

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